Mahajanga

Publié le par lo

Ce week-end, direction Mahajanga. On a profité du 1 mai pour se faire un long we au bord de la mer. Départ entre filles, les pasteurettes (Céline, Marie, Laetitia et moi) et Pauline et Marlène de l'ambassade. Pour l'occasion, nous avons loué un 4*4. Vu le temps dont on dispose, il est rare de prendre la route et de voir la diversité des paysages. Donc cette fois, c'était l'occasion. Le problème à Madagascar, c'est le temps qu'on met pour voyager. Pour parcourir les 580 km qui nous sépare de Mahajanga, il nous faut 10h. On veut rentabiliser le temps, comme d'habitude, alors Nicolas notre chauffeur est venu nous chercher à 4h du matin. Le début du voyage fut très calme comme vous pouvez l'imaginer. Au fur et à mesure, on se réveille. Le paysage est époustoufflant et il change régulièrement. On quitte les hauts plateaux pour amorcer le descente vers la côte. Notre premier arrêt fut à Maevatanana, la ville la plus chaude de Madagascar, située dans une cuvette. La chaleur est difficilement supportable et pourtant l'hiver approche! On reprend rapidement la route vers notre seconde étape. C'est un parc naturel dont j'ai oublié le nom. Après un pique-nique rapide, on décide de faire une ballade de 2h avec guide. Ce parc est géré par l'ANGAP (Association Nationale pour la Gestion des Aires Protégées). Notre guide est un peu décevant. Il marche vite, imite de temps en temps le cri des lémuriens pour les attirer (pas très convainquant). En fait, il a fait des repérages et nous mène directement où il faut. On voit donc deux lémuriens nocturnes cachés dans le creux d'un arbre à 10 m de hauteur, un caméléon et quelques oiseaux. Il arrive même à passer à côté d'une tortue au milieu du chemin tellement il est attentif. C'est vous dire. Résultat, les seuls lémuriens diurnes que nous avons vu se trouvaient sur le parking! Ca valait vraiment le coup de se ballader 2h et de payer le droit d'entrée et le guide. On garde le sourire et on reprend notre route. Le voyage n'est ponctué que de petits arrêts pipi et photos. On fait nos premiers pas à Mahajanga de nuit (il est 18h30). On débarque dans notre hôtel. C'est en fait une école des métiers du tourismes et de l'hôtelerie où travaille la fille de Fleurette. Les chambres sont agréables et le point le plus important il y a la clim'. Premier resto au bord de la plage mais on devient très exigeante alors on n'est pas totalement satisfaite. Le service laisse à désirer, on n'a pas été servi en même temps. La fatigue n'aide pas. On est contente de rentrer se coucher!

Dimanche matin, direction l'aéroport pour chercher Vincent qui nous rejoint pour le we. On ne s'étonne pas, son vol a une heure de retard et le personnel d'Air Madagascar est incapable de nous le dire à notre arriver. On s'habitue! Quand il débarque on part pour un lac sacré. Nicolas connait la direction mais pas la route exacte. On a bien cru ne jamais y arriver. Les gens nous indiquaient toujours la même direction et une pancarte qu'on a jamais vu. Enfin, on a atteint notre but. Ce lac est le lieu de rituel (sacrifice de zébu) et il est interdit (fady) de pêcher les poissons qui y vivent. On retourne ensuite en ville pour dévaliser les marchés avant d'aller à la plage. On ne regrette pas d'avoir louer un 4*4, la piste pour y aller n'est pas terrible. Après-midi glandouille sur la plage. On se sent petit quand on pense qu'on se baigne dans le canal du Mozambique. Coucher de soleil sur la plage ou dans le cirque rouge. On ne s'en lasse pas! Le soir, après une douche réparatrice, on va manger des brochettes et des frites de manioc avec Nicolas. Mahajanga est une ville qui vit la nuit ou tôt le matin. Le reste de la journée, la chaleur est trop forte pour s'activer. Donc, le soir le bord de mer est très animé. Encore une journée bien fatiguante!!

Lundi, Nicolas n'est plus là pour nous conduire. On prend donc nos petites jambes pour une ballade en ville. Marchés, ballade au bord de mer, port aux boutres et bien sûr le baobab de Mahajanga. On ne sait pas quel âge il a mais il est énorme. Pas tant en  hauteur mais surtout en largeur. Ensuite, remarchés pour les derniers achats, resto et après-midi plage. On a réussi à dénicher un minibus pour y aller. Le soir, dîner d'adieu à Mahajanga. On a reservé dasn un super resto et on ne le regrette pas. C'est un plaisir pour les papilles et pour la vue.

Parfois je me fais peur. Comment vais-je me réhabituer à la vie française où rien de se négocie et où tout est trop cher?

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Publié dans voyage

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